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Il ne manque que les bonnes manières dans «l'incident Diouf»

1) Introduction

Récemment, je suis devenu membre du «Cabinet fantôme» pour le Parti de l'Héritage chrétien, en tant que critique de la Coopération internationale, de la Francophonie et des langues officielles.

2) Les faits

(Toute mon information provient du journal Le Devoir du 16 mai, 2006, et le site web officiel pour l'OIF [Organisation internationale de la francophonie]).

M. Abdou Diouf, ancien Président du Sénégal et actuel Secrétaire général de la Francophonie, est venu à Saint-Boniface (Manitoba, Canada) pour la «Conférence ministérielle sur la prévention des conflits et la sécurité humaine», qui a eu lieu les 13 et 14 mai 2006.

En tant que chef de l'OIF, M. Diouf détient «le rang de chef d'État». Mais la ministre responsable, Mme Josée Verner, n'était pas à l'aéroport pour l'accueillir. D'après ce que je peux comprendre, M. Diouf a été traité tout aussi mal que moi, la dernière fois que j'ai pris l'avion de Québec à Saint-John au Nouveau-Brunswick (les agents de sécurité à l'aéroport l'ont obligé à retirer sa ceinture et ses souliers, pendant qu'on le faisait passer l'examen de sécurité ou «airport screening».)

Le Ministre des Affaires étrangères du Sénégal a lu un communiqué à la Conférence ministérielle, selon lequel «cet incident grave, aux antipodes des convenances diplomatiques internationales, a heurté la conscience de la communauté internationale en générale, celle africaine et sénégalaise en particulier».

3) Quelques pensées sur cette histoire

J'espère que les médias vont donner autant de temps d'antenne et d'espace dans les journaux à la Déclaration officielle de cette Conférence, concernant le sujet réel - la prévention du conflit et la sécurité humaine - que ce qu'ils ont fait pour «l'affront» du Canada envers M. Diouf. Certains membres de l'Opposition exigent la démission de Mme Verner.

Apparemment ni Mme Verner ni M. Stephen Harper n'ont encore officiellement dit qu'ils s'excusaient. Aussi bête que soit l'incident, ma Mère m'a toujours enseigné que si on offense quelqu'un, il faut s'excuser.

Honnêtement, je ne savais pas que le chef d'une obscure organisation pouvait détenir «le rang de chef d'État». Si j'avais été à la place de Mme Verner, je n'aurais même pas su que j'étais supposé aller à l'aéroport pour accueillir M. Diouf. Alors peut-être que l'Opposition devrait exiger aussi ma démission!

4) Conclusion

Mémo pour moi-même: Si jamais je suis élu, et nommé Ministre de telle ou telle chose, je vais traiter aux petits oignons toutes les personnes inconnues ayant de longs titres, et je vais me confondre en excuses si pour une raison ou une autre ils se plaignent. Ça coûte pas cher, et ça marche.

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